Lauréat du prix Jeune Ingénieur Créateur 2017, la Fondation Norbert Ségard, vous présente Gautier Dreyfus – Forssea Robotics.

FORSSEA ROBOTICS développe un robot ravitailleur sous-marin destiné à apporter puissance électrique et communication à un système immergé profond.

L’innovation permet de diviser par 3 le coût de certaines campagnes sous-marines. FORSSEA ROBOTICS s’adresse au parapétrolier offshore, à la défense et à l’exploration scientifique.

Pourquoi avez-vous postulé au prix Norbert Ségard ?

«J’ai découvert le prix Norbert Ségard par le bouche à oreille car la plupart des start’up technologiques qui ont percé ces dernières années ont été récompensé par ce jury. J’ai été surpris de voir le nombre d’anciens lauréats de la fondation qui ont été récompensés par le prix du MIT quelques mois plus tard, à un niveau international donc.

Il existe très peu de prix pour les projets techniques ou industriels en France. Avec une R&D longue et un premier chiffre d’affaire éloigné, cette récompense vient conforter la qualité de l’équipe, du business model, de l’innovation technique et de la vision stratégique de l’entreprise. Je pense qu’il serait beaucoup plus compliqué de lever des fonds sans ces reconnaissances.

Le prix vient récompenser les premiers mois de travail de nos premiers ingénieurs, et apporte énormément de visibilité pour continuer de fédérer autour du projet. Le fait qu’un jury exigeant composé de scientifiques et d’industriels encourage le projet apporte beaucoup de crédibilité à nos démarches commerciales futures.

Vu la qualité des start’ups croisées en finale, nous sommes très fiers de faire partie des heureux lauréats ! »

Pourquoi Forssea Robotics ? Son innovation

FORSSEA ROBOTICS est une jeune entreprise innovante créée en mai 2016 à l’accélérateur de l’école Polytechnique.

Notre premier système, baptisé ATOLL, est un robot sous-marin autonome qui apporte de l’électricité et un canal de communication à une station ou à un drone sous-marin.

Notre innovation permettra aux acteurs offshores de réduire le coût de leurs campagnes sous-marines (télécoms, défense, EMR, Oil & Gas).

ATOLL est le premier système autonome capable de réaliser plusieurs cycles de connexion / déconnexion sous-marine sans intervention extérieure (plongeurs scaphandriers ou bras manipulateurs de ROV).

Il repose sur plusieurs innovations techniques : navigation sous-marine autonome, connexion électrique étanche, câble allégé.

Nous avons conçu et breveté un système 5 fois plus léger que les solutions de substitution, ce qui permet d’être déployé depuis un navire peu encombrant et beaucoup moins coûteux (20k$/j contre +80k$/j).

Le client industriel final réduit ses coûts d’opérations sous-marines et dispose d’une logistique plus flexible, alors que les clients militaires y gagent en rapidité et en discrétion.

ATOLL ouvre enfin la porte à de nombreuses applications émergentes (EMR, exploration), ce qui permet de valoriser les richesses marines en réduisant l’impact environnemental des campagnes.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes ingénieurs créateurs ?

Monter une entreprise aujourd’hui n’est plus très risqué en dehors du manque à gagner mensuel !
Beaucoup de jeunes se lancent dès la sortie d’école et c’est bien-sûr une excellente chose. Le chômage offre toutefois une vraie sécurité et permet de traverser la première année (la plus dure) avec plus de sérénité. Je recommande donc aux jeunes ingénieurs une première expérience professionnelle (même courte) qui permet également de gagner en maturité, en culture technique et en légitimité.

Monter une start’up est beaucoup plus compliqué que je l’imaginais car le travail oblige à évoluer en permanence en dehors de sa zone de confort, sur les aspects humains, techniques, et décisionnels. C’est quelque chose qui ressort assez peu de toutes les communications faites aujourd’hui sur l’entrepreneuriat. Le meilleur moyen de savoir si on aime cet environnement de travail exigeant reste de s’y essayer ! Mais ce sont aussi ces difficultés qui rendent l’expérience si enrichissante…

Je crois qu’il faut savoir rester simple et ne pas trop se prendre au sérieux. Si l’écosystème entrepreneurial en France est en plein essor, il ne faut pas oublier que beaucoup d’entreprises coordonnent des projets à plusieurs centaines de millions d’euros et des milliers d’employés, quand peu de start’up parviennent à passer les 3 années d’existence. Je pense qu’il faut avoir conscience de ce déséquilibre tout en ayant énormément d’ambition. C’est l’ambition qui permet de fédérer des gens brillants autour d’un projet pour le faire avancer rapidement.

Un grand merci à Gautier Dreyfus pour ce retour,

qui nous l’espérons, inspirera de futurs jeunes élèves-ingénieurs, ingénieurs et chercheurs désireux de créer leur entreprise.

Forssea Robotics

Forssea Robotics

Site internet : www.forssea-robotics.fr

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