K-Ryole, la remorque électrique autopropulsée qui révolutionne le transport de charges à vélo

Lauréat du prix Jeune Ingénieur Créateur 2017, la Fondation Norbert Ségard, vous présente Gilles Vallier et Nicolas Duvaut – K-Ryole.

K-Ryole est une remorque électrique intelligente pour vélo. Transportez jusqu’à 250 kg derrière votre vélo sans effort et sans même vous en rendre compte !

Leur objectif : faire de K-Ryole l’outil de référence des acteurs de la logistique du dernier kilomètre, qui manquent aujourd’hui d’outils adaptés à la fois à l’explosion des volumes livrés et aux enjeux de la mobilité durable.

Pourquoi avez-vous postulé au prix Norbert Ségard ?

«Au delà de l’aide financière que représente le Prix Norbert Ségard du Jeune Ingénieur Créateur, nous nous reconnaissons parfaitement dans les valeurs d’éthique et de bienveillance de la Fondation Norbert Ségard.

Ces valeurs, essentielles à nos yeux, sont finalement rarement mises en avant dans l’écosystème de l’innovation technologique, et nous remercions la Fondation d’en faire un de ses objectifs.»

Pourquoi K-Ryole ? Son innovation

K-Ryole est une remorque électrique « intelligente » pour vélo, qui s’attelle derrière n’importe quel vélo, classique ou électrique, en quelques secondes : grâce à ses capteurs, ses moteurs électriques et à ses algorithmes embarqués, l’effort entre la remorque et le vélo reste nul à tout instant et en toutes circonstances, sans aucune action du cycliste.
K-Ryole permet ainsi de transporter jusqu’à 250 kilos de manière complètement imperceptible pour le cycliste.

Au-delà de ses fonctionnalités techniques, K-Ryole a un effet bénéfique sur la santé publique et la qualité de vie en ville.

Sur le plan collectif, elle contribue à l’amélioration notable de l’environnement urbain de manière générale (pas de pollution de l’air, fluidification du trafic, réduction des nuisances sonores).

Sur le plan individuel, elle permet à n’importe qui, quelle que soit sa condition physique (personnes peu sportives ou en surpoids, personnes âgées, …) de transporter des charges lourdes sans aucune difficulté et de réaliser un effort physique à vélo à l’intensité mesurée, bénéfique pour la santé à de multiples égards.

K-Ryole s’inscrit enfin dans une logique de réduction de la consommation des matières premières : aujourd’hui, une voiture qui pèse 1 tonne à vide transporte en ville rarement plus de 300 kg (passagers, courses), alors qu’une K-Ryole pèse 50 kg à vide et offre la même capacité.

K-Ryole s’adresse aux professionnels du dernier km cherchant une solution pratique et rapide en zone urbaine, aux collectivités souhaitant faciliter la vie sans voiture à leurs usagers, aux parents pour transporter leurs enfants et leurs affaires, aux restaurateurs souhaitant créer des échoppes mobiles, aux artisans…
Bref, à tous ceux qui pensent que la voiture n’est pas la meilleure solution, en ville et ailleurs, mais qui manquent aujourd’hui de solutions pour transporter ce qu’elle contient habituellement.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes ingénieurs créateurs ?

Une bonne préparation est indispensable !
Contrairement à ce qu’on entend beaucoup aujourd’hui, nous sommes convaincus qu’aller vite n’est pas la seule ou la meilleure solution, encore plus lorsqu’on parle d’innovations technologiques.

Avec Nicolas, nous avons préparé le terrain pendant plus de 8 mois avant de se sentir prêts à quitter nos anciens jobs et à lancer K-Ryole officiellement.

Et finalement, le temps qu’on a passé à réfléchir à notre produit et à analyser le marché nous a énormément servi par la suite : on est plus crédible face à des fournisseurs ou des prospects, plus efficaces dans nos décisions, et très rarement pris de court lorsqu’on nous pose une question sur notre projet, quel que soit l’interlocuteur ou le sujet concerné.

Un grand merci à Gilles Valier et Nicolas Duvaut, pour ce retour,

qui nous l’espérons, inspirera de futurs jeunes élèves-ingénieurs, ingénieurs et chercheurs désireux de créer leur entreprise.

K-Ryole

K-Ryole

Site internet : www.k-ryole.com

Handisco décuple les possibilités de la canne blanche !

Lauréat du prix Jeune Ingénieur Créateur 2017, la Fondation Norbert Ségard, vous présente Mathieu Chevalier – Handisco.

Handisco a développé Sherpa, le 1er assistant intelligent pour personnes déficientes visuelles qui décuple les possibilités de la canne blanche et améliore les déplacements quotidiens des personnes qui souffrent de cécité.

Se laisser guider jusqu’à une destination inconnue, prendre le bus en toute autonomie ou encore dialoguer avec les carrefours de sa ville est maintenant chose possible accompagné de Sherpa.

Pourquoi avez-vous postulé au prix Norbert Ségard ?

«Pour nous, rentrer en relation avec la fondation et postuler au prix Norbert Ségard fut une évidence.

Cela a été l’occasion de nous faire connaître de ses membres, du public, mais également de nous donner la possibilité de nous faire épauler par des personnes sensibles à l’esprit d’entrepreneuriat et plus précisément dans le domaine de l’entrepreneuriat technologique.

De plus, notre statut d’ingénieurs, associé à notre projet d’entrepreneuriat, prend tout son sens aux yeux de la fondation qui œuvre au quotidien en ce sens»

Pourquoi Handisco ? Son innovation

Aujourd’hui dans le monde, des millions de personnes souffrent de déficience visuelle et cela entraîne malheureusement trop souvent une perte d’autonomie et de nombreuses difficultés dans les déplacements quotidiens.

De ce constat est né Handisco, qui œuvre depuis 2014 pour aider ces personnes à surmonter leurs obstacles du quotidien en développant de nouveaux équipements intelligents, innovants et adaptés.

Avec Sherpa, son premier produit, Handisco décuple les possibilités de la canne blanche !

La lutte contre l’exclusion sociale est depuis un véritable moteur pour Handisco, qui continue de travailler main dans la main avec les différents acteurs du milieu, que ce soit des formateurs, des associations ou des futurs utilisateurs.

Handisco œuvre aujourd’hui pour permettre aux personnes autrefois hésitantes de découvrir de nouvelles perspectives et ainsi bénéficier de plus de liberté.

Innovation, écoute et savoir-faire sont aujourd’hui les maîtres mots et la philosophie d’Handisco.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes ingénieurs créateurs ?

Un seul conseil : ne pas hésiter à se lancer ! C’est une aventure hors du commun que d’entreprendre, d’imaginer de nouvelles solutions, d’apporter de la valeur et de laisser son empreinte.

Une chose s’avère certaine, si ce choix se représentait à nous, nous reprendrions sans hésiter la même décision. Une aventure entrepreneuriale comme celle-ci est une aventure d’une grande richesse sur de nombreux aspects.

Chaque jour, nous apprenons de nouvelles choses, acquérons de nouvelles compétences, abordons différents aspects de la gestion d’un projet, etc.
Nous sommes conscients que nous n’aurions pas pu faire cela dans un travail dit « normal » et acquérir autant de compétences en si peu de temps. De plus, nous faisons chaque jour ce que l’on aime : entreprendre et essayer de développer une solution qui va changer la vie de personnes fragilisées et cela nous rend fier.

Bien entendu, ce n’est pas tous les jours facile et il faut savoir s’accrocher dans les moments plus difficiles. Heureusement, il y a de nombreuses possibilités pour les jeunes entrepreneurs d’être aidés et épaulés en France mais il faut aller à la recherche de l’information, au contact de la bonne structure, savoir frapper aux bonnes portes et se faire connaitre, c’est aussi ça l’esprit d’entrepreneur !

Un grand merci à Mathieu Chevalier pour ce retour,

qui nous l’espérons, inspirera de futurs jeunes élèves-ingénieurs, ingénieurs et chercheurs désireux de créer leur entreprise.

Handisco

Handisco

Site internet : handisco.com

Sericyne révolutionne la manière de produire de la soie

Lauréat du prix Jeune Ingénieur Créateur 2017, la Fondation Norbert Ségard, vous présente Constance Madaule – Sericyne.

Sericyne est une entreprise industrielle qui produit un matériau noble et ancien, la soie, avec une technique innovante.

Les vers à soie de Sericyne ne produisent plus des cocons mais directement des formes à plat ou en volume. La soie de Sericyne, vendu en BtoB, est destinée à des marques de luxe pour la mode, la décoration et le packaging.

Pourquoi avez-vous postulé au prix Norbert Ségard ?

«J’ai entendu parler du Prix Norbert Ségard par de nombreux entrepreneurs que j’ai rencontré qui ont été lauréats. Ils m’ont tous recommandé de postuler à ce prix pour l’aide financière qu’il apporte mais aussi pour bénéficier du réseau de la Fondation Norbert Ségard.»

Pourquoi Sericyne ? Son innovation

La soie Sericyne permet de réduire considérablement les coûts énergétiques et l’impact environnemental.
C’est une soie 100% naturelle qui a des qualités uniques : elle est résistante, légère et accroche particulièrement la lumière.

Les vers à soie de Sericyne ne produisent plus des cocons mais directement des formes à plat ou en volume selon le moule sur lequel ils sécrètent leur soie.
Cette technique révolutionne la manière de produire de la soie et a fait l’objet d’un dépôt de brevet.

Sericyne fournit une matière d’exception, la soie, auprès des marques de luxe pour les secteurs de la décoration, de la mode et du packaging.

La soie Sericyne peut être ennoblie.

Sericyne propose à ses clients des broderies, teintures, plissages,…etc qui permettent d’augmenter les possibilités pour insérer sa matière dans des produits dédiés à chaque marque. Les séries commandés par les clients sont produits dans les ateliers de Sericyne à Paris et dans les Cévennes.

Aujourd’hui, Sericyne relance la filière séricicole française et 5 éleveurs de vers à soie produisent des vers prêts à sécréter leur soie pour Sericyne dans les régions de la Drôme, l’Ardèche et des Cévennes.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes ingénieurs créateurs ?

Je ne regrette pas mon choix, je suis de nature très curieuse, comme beaucoup d’ingénieurs et grâce à mon métier, tous les jours je me nourrie de nouvelles connaissances dans des domaines très variés : le business, la technique, le management.

Mon conseil est de ne pas rester seul et de vous associer avec les bonnes personnes sur lesquelles vous allez pouvoir vous appuyer dans les périodes difficiles.
Les avantages principaux sont la liberté, le rêve et l’adrénaline que procure l’aventure.
Les contraintes sont les difficultés à affronter le temps qui devient une denrée rare et la précarité des débuts.

Un grand merci à Constance Madaule pour ce retour,

qui nous l’espérons, inspirera de futurs jeunes élèves-ingénieurs, ingénieurs et chercheurs désireux de créer leur entreprise.

Sericyne

Sericyne

Site internet : www.sericyne.fr

Mais aussi sur Instagram, @sericyne

Stir Weld : des solutions FSW (Friction Stir Welding) clé en main

Lauréat du prix Jeune Ingénieur Créateur 2017, la Fondation Norbert Ségard, vous présente Gilles Sevestre – Stir Weld.

Stir Weld commercialise des têtes de soudage FSW (Friction Stir Welding).

Ces systèmes permettent en quelques minutes de transformer n’importe quelle machine d’usinage à commande numérique en machine de soudage. Cette solution baisse fortement le coût d’acquisition de la technologie FSW.

Stir Weld dispose de toute l’expertise pour proposer des solutions FSW clé en main.

Pourquoi avez-vous postulé au prix Norbert Ségard ?

«Lorsque l’on monte un projet d’entreprise tous les avis sont précieux, c’est la première raison qui nous a poussé à participer à ce concours : avoir un retour pertinent d’une fondation déjà riche d’une expérience de projets d’entreprises innovantes.
Lorsque l’on participe à un concours on espère évidement toujours être récompensé, la notoriété et la crédibilité que cela apporte à notre projet sont très positives, la qualité des projets lauréats des années précédentes et de cette année 2017 y contribuent aussi au premier plan.
Enfin les subventions reçues nous permettent directement de consolider nos fonds propres et d’envisager le moyen terme plus sereinement.»

Pourquoi Stir Weld ? Son innovation

L’invention au cœur de la création de STIR WELD qui est une tête de soudage FSW permettant de souder avec des Machines Outils à Commande Numérique (MOCN) déjà implantées chez le client industriel.

Définition du Friction Stir Welding (FSW) :

C’est un procédé de soudage à l’état solide inventé en 1995 par The Welding Institute (Centre Technique Anglais).
Il consiste à assembler deux pièces en les amenant dans un état pâteux grâce à un pion en rotation.

L’assemblage complet est obtenu lors de la progression de l’outil qui parcourt progressivement la zone qui doit être soudée.
Ce procédé apporte des avantages pour de nombreuses applications, notamment pour les pièces aluminium, mais aussi en cuivre, assemblage bi-matériaux.

Ce brevet est tombé dans le domaine public en 2015.

L’intégration de cette tête de soudage dans une Machine-outil à commande numérique (MOCN) est très rapide et permet d’ajouter les fonctions indispensables au FSW à une machine-outil.

Actuellement il n’existe pas de solution sur MOCN, le soudage FSW est réalisé sur machine dédiée ou sur robot industriel ; le coût de ces équipements est très important et de ce fait les industriels n’investissent pas sur cette nouvelle technologie de soudage.

Broche d’usinage seule
Tête de soudage FSW montée sur machine outil

L’offre de cette tête permet de baisser fortement le coût d’investissement d’une machine de FSW tout en proposant des performances identiques à une machine dédiée ou un robot.

De plus, l’entreprise fournira des outils de soudage FSW. Ces outils de hautes technicités sont clés pour des opérations de FSW et le seul consommable du procédé.

Stir Weld détient également toute l’expertise pour proposer des solutions clé en main :

  • – Faisabilité et caractérisation des assemblages FSW
  • – Industrialisation
  • – Tête de soudage FSW
  • – Formations

Stir Weld a pour ambition de démocratiser le FSW dans l’industrie.

L’utilisation d’aluminium est en hausse dans tous les secteurs industriels car ce matériau répond à des enjeux importants (allègement des structures, très bonne recyclabilité…).
Le FSW se positionne déjà comme la meilleure solution sur de nombreuses applications et Stir Weld concrétise cette tendance en proposant une solution de soudage FSW à faible coût.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes ingénieurs créateurs ?

« On n’est jamais complètement prêt à se lancer dans la création d’une entreprise, surtout lorsque c’est la première fois, il faut oser passer le pas et se lancer dans cette aventure quotidienne.
Pour augmenter ses chances de réussite (ce qu’est la réussite est propre à chacun et il faut le définir avant de commencer), il faut avant tout bien s’entourer, que ce soit d’associés ou/et de structures d’accompagnement telles que des incubateurs.

Les ingénieurs qui se lancent dans l’entrepreneuriat n’ont en général aucun problème sur le point de vue technique, mais il faut penser aussi à vendre, le commercial est souvent le point faible de ces équipes à vocation technique, il ne faut surtout pas laisser de côté cette aspect clé de la réussite d’une entreprise.
Je conseille à tous ceux et toutes celles qui en ont envie de se lancer dans l’entrepreneuriat, je recommande de le faire bien sûr avec sérieux mais tout en gardant une certaine légèreté, et il ne pourra en ressortir que du positif. »

Un grand merci à Gilles Sevestre pour ce retour,

qui nous l’espérons, inspirera de futurs jeunes élèves-ingénieurs, ingénieurs et chercheurs désireux de créer leur entreprise.

                    Site internet : stirweld.com

Forssea Robotics : Atoll, robot ravitailleur pour systèmes immergés

Lauréat du prix Jeune Ingénieur Créateur 2017, la Fondation Norbert Ségard, vous présente Gautier Dreyfus – Forssea Robotics.

FORSSEA ROBOTICS développe un robot ravitailleur sous-marin destiné à apporter puissance électrique et communication à un système immergé profond.

L’innovation permet de diviser par 3 le coût de certaines campagnes sous-marines. FORSSEA ROBOTICS s’adresse au parapétrolier offshore, à la défense et à l’exploration scientifique.

Pourquoi avez-vous postulé au prix Norbert Ségard ?

«J’ai découvert le prix Norbert Ségard par le bouche à oreille car la plupart des start’up technologiques qui ont percé ces dernières années ont été récompensé par ce jury. J’ai été surpris de voir le nombre d’anciens lauréats de la fondation qui ont été récompensés par le prix du MIT quelques mois plus tard, à un niveau international donc.

Il existe très peu de prix pour les projets techniques ou industriels en France. Avec une R&D longue et un premier chiffre d’affaire éloigné, cette récompense vient conforter la qualité de l’équipe, du business model, de l’innovation technique et de la vision stratégique de l’entreprise. Je pense qu’il serait beaucoup plus compliqué de lever des fonds sans ces reconnaissances.

Le prix vient récompenser les premiers mois de travail de nos premiers ingénieurs, et apporte énormément de visibilité pour continuer de fédérer autour du projet. Le fait qu’un jury exigeant composé de scientifiques et d’industriels encourage le projet apporte beaucoup de crédibilité à nos démarches commerciales futures.

Vu la qualité des start’ups croisées en finale, nous sommes très fiers de faire partie des heureux lauréats ! »

Pourquoi Forssea Robotics ? Son innovation

FORSSEA ROBOTICS est une jeune entreprise innovante créée en mai 2016 à l’accélérateur de l’école Polytechnique.

Notre premier système, baptisé ATOLL, est un robot sous-marin autonome qui apporte de l’électricité et un canal de communication à une station ou à un drone sous-marin.

Notre innovation permettra aux acteurs offshores de réduire le coût de leurs campagnes sous-marines (télécoms, défense, EMR, Oil & Gas).

ATOLL est le premier système autonome capable de réaliser plusieurs cycles de connexion / déconnexion sous-marine sans intervention extérieure (plongeurs scaphandriers ou bras manipulateurs de ROV).

Il repose sur plusieurs innovations techniques : navigation sous-marine autonome, connexion électrique étanche, câble allégé.

Nous avons conçu et breveté un système 5 fois plus léger que les solutions de substitution, ce qui permet d’être déployé depuis un navire peu encombrant et beaucoup moins coûteux (20k$/j contre +80k$/j).

Le client industriel final réduit ses coûts d’opérations sous-marines et dispose d’une logistique plus flexible, alors que les clients militaires y gagent en rapidité et en discrétion.

ATOLL ouvre enfin la porte à de nombreuses applications émergentes (EMR, exploration), ce qui permet de valoriser les richesses marines en réduisant l’impact environnemental des campagnes.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes ingénieurs créateurs ?

Monter une entreprise aujourd’hui n’est plus très risqué en dehors du manque à gagner mensuel !
Beaucoup de jeunes se lancent dès la sortie d’école et c’est bien-sûr une excellente chose. Le chômage offre toutefois une vraie sécurité et permet de traverser la première année (la plus dure) avec plus de sérénité. Je recommande donc aux jeunes ingénieurs une première expérience professionnelle (même courte) qui permet également de gagner en maturité, en culture technique et en légitimité.

Monter une start’up est beaucoup plus compliqué que je l’imaginais car le travail oblige à évoluer en permanence en dehors de sa zone de confort, sur les aspects humains, techniques, et décisionnels. C’est quelque chose qui ressort assez peu de toutes les communications faites aujourd’hui sur l’entrepreneuriat. Le meilleur moyen de savoir si on aime cet environnement de travail exigeant reste de s’y essayer ! Mais ce sont aussi ces difficultés qui rendent l’expérience si enrichissante…

Je crois qu’il faut savoir rester simple et ne pas trop se prendre au sérieux. Si l’écosystème entrepreneurial en France est en plein essor, il ne faut pas oublier que beaucoup d’entreprises coordonnent des projets à plusieurs centaines de millions d’euros et des milliers d’employés, quand peu de start’up parviennent à passer les 3 années d’existence. Je pense qu’il faut avoir conscience de ce déséquilibre tout en ayant énormément d’ambition. C’est l’ambition qui permet de fédérer des gens brillants autour d’un projet pour le faire avancer rapidement.

Un grand merci à Gautier Dreyfus pour ce retour,

qui nous l’espérons, inspirera de futurs jeunes élèves-ingénieurs, ingénieurs et chercheurs désireux de créer leur entreprise.

Forssea Robotics

Forssea Robotics

Site internet : www.forssea-robotics.fr

Ezygain : dispositif de rééducation de la marche adapté aux petites structures

Lauréat du prix Jeune Ingénieur Créateur 2017, la Fondation Norbert Ségard, vous présente Thibault Faÿ – EzyGain.

EzyGain développe un dispositif médical d’entrainement et de rééducation à la marche dédié aux petites structures : SSR, EHPAD, cabinets de kinésithérapie, et domicile du patient.

Compact, abordable et connecté, ce tapis roulant de rééducation propose un soulagement du poids astucieux et une interface ludique

Pourquoi avez-vous postulé au prix Norbert Ségard ?

«Le Prix Norbert Ségard a récompensé beaucoup de startups qui m’inspirent par leurs avancées technologiques, leur impact social, leurs équipes et leur vision. Mon équipe et notre projet se retrouvent dans cette ambition, ainsi que dans les valeurs propres à la fondation. C’est donc naturellement que nous avons postulé, afin d’intégrer ce réseau d’entrepreneurs et coaches avec qui nous souhaitons partager.»

Pourquoi EzyGain ? Son innovation

En France, plus de 4 millions de personnes ont besoin d’entrainement ou rééducation à la marche : personnes âgées dépendantes, patients post AVC, patients atteint de sclérose en plaque, de Parkinson, blessés médullaires etc.

Soutenu au niveau du bassin par un harnais confortable, le patient peut être verticalisé depuis son fauteuil, sans aucun effort de la part du professionnel de santé.

Une fois debout, soutenu en sécurité par le harnais, son poids peut être soulagé d’avantage pour alléger ses membres inférieurs.

L’exercice de marche commence en douceur, sur un tapis qui analyse en direct les paramètres allant du nombre de pas jusqu’à la symétrie de la marche.

Ces données sont transmises à la tablette tactile faisant face au regard du patient, pour lui proposer un biofeedback motivant tout en le plongeant dans un exercice virtuel immersif pour une stimulation cognitive simultanée à l’exercice physique.

Compact, abordable, ludique et extrêmement simple d’utilisation, ce dispositif permet aujourd’hui un entrainement sécurisé pour lutter contre le risque de chute, une rééducation fonctionnelle motivante, et un monitoring très précis des performances du sujet.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes ingénieurs créateurs ?

Les études d’ingénieur sont pour moi le meilleur moment de sa vie pour tenter l’aventure entrepreneuriale. Aucune famille à charge, beaucoup de temps libre, des professeurs disponibles et enthousiastes vis à vis des projets d’élève, des réseaux d’école étendus, aucune pression de résultat, et une revalorisation de l’échec en pleine mutation.

Une startup plantée pendant ses années d’étude est devenue une belle ligne sur un CV. Le fait de manquer d’expérience et d’être très jeune s’est très souvent révélé être un atout pour moi, certes il est plus difficile d’être crédible, mais il est aussi plus facile d’inspirer de l’empathie. Et le jour où le monde extérieur vous prend au sérieux, alors là plus rien ne peut vous arrêter !

Pour moi il n’y a donc plus d’excuse pour ne pas se lancer étant jeune, on ne sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher !

Un grand merci à Thibault Faÿ pour ce retour,

qui nous l’espérons, inspirera de futurs jeunes élèves-ingénieurs, ingénieurs et chercheurs désireux de créer leur entreprise.

EzyGain

EzyGain

Site internet : www.ezygain.com